Une aide mal connue : la prime énergie

Versée par des entreprises privées aux personnes engageant des travaux d’économie d’énergie, la prime énergie est l’une des aides les plus faciles à obtenir. Mais c’est aussi l’une des moins connues.

Mise en place en 2006, la prime énergie repose sur le principe du pollueur-payeur : les fournisseurs d’énergie doivent encourager les consommateurs à s’engager dans un processus d’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs équipements. Ils versent donc cette prime à leurs clients, en contrepartie des certificats d’économies d’énergie obtenus grâce à leurs travaux de rénovation.

LaPrimeEnergie.fr, Calculeo, Quelle Energie, Leclerc, Carrefour, Leroy-Merlin, Auchan, Total… Les entreprises qui ont signé la charte « Coup de pouce chauffage » sont répertoriées sur le site du ministère de la Transition écologique.

Jusqu’à présent réservée aux ménages modestes, la prime énergie n’est plus soumise à aucune condition de ressources depuis le 1er janvier dernier. Mais son montant variera selon les revenus du foyer fiscal bénéficiaire. Il dépendra aussi des économies d’énergie engendrées par les travaux. A titre indicatif, la prime se situera entre 600 et 1200 euros pour le remplacement d’un vieil appareil par une chaudière au gaz à très haute performance énergétique. Elle est cumulable avec certaines offres de l’Anah (agence nationale de l’Habitat), le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et l’éco-prêt à taux zéro.

La demande s’effectue en ligne. Une fois les travaux réalisés par un artisan RGE, la prime est versée, quelques semaines après la validation finale du dossier. Le dispositif est ouvert jusqu’au 31 décembre 2020. Toutes les précisions sont disponibles sur le site du service public d’information et de conseil sur la rénovation énergétique de l’habitat, « FAIRE ».

Publié le 31/01/2019